Universités privées. Les clés de leur succès

Les universités privées gagnent du terrain. Méthodologie académique innovante, partenariats internationaux avec les meilleurs établissements internationaux, la promesse d’une vie professionnelle réussie…Elles ne lésinent pas sur les moyens pour offrir l’excellence.

Au Maroc, elles sont déjà une douzaine à se partager le marché des études supérieures. Les universités privées prennent du galon d’année en année. Et ce n’est pas encore fini. Si elles se donnent, d’emblée, les moyens de leurs ambitions, les universités privées affichent encore de belles perspectives.L’université privée de Fès (UPF) détaille les clés de sa réussite: «depuis sa création il y a une dizaine d’années, elle s’est inscrite dans une dynamique globale l’engageant dans  la voie de la modernité et de la recherche de l’excellence, à la fois sur les plans éducatif, culturel, scientifique, technologique et entrepreneurial. S’y ajoutent, l’attractivité et la reconnaissance nationale et internationale ». Quant à la stratégie adoptée, le management de l’Université Privée de Fès affirme qu’elle « verse vers une formation ralliant savoir et savoir faire permettant aux lauréats une facilité d’adaptation avec le monde de travail. En effet, en proposant des dispositifs d’accompagnement renforcés et une offre de formation complète et de qualité basée sur les  besoins exprimés par la société et répondant aux attentes des partenaires économiques et institutionnels, l’UPF contribue à la fois à l’aboutissement des projets professionnels de ses étudiants et à forger des liens privilégiés avec le monde économique ».  Une jonction de plusieurs moyens, donc, que les universités privées de la place adoptent sans concessions.

Un réseau tentaculaire
Hormis, des méthodes pédagogiques innovantes, ces établissements jouissent d’un large réseau constitué de plusieurs universités internationales moyennant des partenariats. Pour Tawfiq Rkibi, recteur de l’UIC (Université internationle de Casablanca), « notre université fait partie du plus grand groupe d’établissements d’enseignement supérieur à l’échelle planétaire qui compte plus d’un million d’étudiants à travers 28 pays sur les cinq continents. Les échanges et les transferts du savoir-faire pédagogique et scientifique sont, de ce fait, uniques ».  C’est dans ce cadre que l’UIC a développé le concept des « compétences transversales certifiées ». Il s’agit d’un outil qui vérifie les dites compétences à l’entrée et les mesures  au terme du cursus. A la fin de son parcours à l’UIC, le diplômé obtient un certificat additionnel qui fera la différence sur le marché du travail. Exit les méthodologies d’enseignements classiques, l’UIC a mis en œuvre des classes globales transmises en temps réel  à partir des universités de son réseau. Les dernières en date ont eu lieu en Espagne, à Chypre et en Malaisie. De même, les étudiants sont rejoints, à distance, par leurs collègues d’autres pays qui viennent participer interactivement à des cours dispensés à l’UIC.

Standards internationaux
A l’image des grandes universités internationales, celles marocaines ambitionnent d’adopter les meilleurs standards à l’échelle mondiale. C’est la volonté, en tout cas d’Amine Bensaid, Président de l’Université Mundiapolis Casablanca qui affirme que : « nous venons de rejoindre la première alliance d’institutions supérieures privées du continent. A travers cette alliance, notre volonté est de faire de l’agilité culturelle de nos étudiants le catalyseur de leur employabilité internationale : formé aux standards internationaux, l’étudiant de Mundiapolis, in fine, aura acquis les compétences techniques attendues dans son domaine de spécialisation, doublée d’une intelligence culturelle et une connaissance des enjeux régionaux et locaux, notamment dans le continent ». Quant au modèle pédagogique, Amine Bensaid souligne qu’il est « à la jonction du modèle français axé sur la spécialisation et du modèle américain axé sur la liberté d’esprit et la créativité. Notre force est aujourd’hui de pouvoir adapter les best practices de chacun des modèles aux spécificités de notre culture et de notre système de l’enseignement supérieur marocain ». Autre préoccupation de Mundiapolis : l’intégration des étudiants en milieu professionnel. « Nous mettons un point d’honneur à ce que nos étudiants aient accès à des stages, des échanges et des partenariats à l’international qui l’aideront à y acquérir un avantage compétitif lors de son entrée sur le marché du travail et pour développer rapidement son leadership ». Justifiant de 20 ans d’expérience dans l’enseignement supérieur privé, Mundiapolis qui fait désormais partie du 1er réseau panafricain d’universités privées a mis une place une méthode d’accompagnement appelée Mundiatawjih. Finalité : la préparation des futurs lauréats à leur vie professionnelle. « Ils bénéficient d’un suivi personnalisé depuis l’entrée à l’université jusqu’à leur 1er emploi. Ils sont encadrés et coachés pour leur parcours académiques, leurs stages, et jusqu’au choix de leur 1er emploi », nous explique Amine Bensaid.

Un taux d’employabilité au beau fixe

Le point fort des universités privées reste, par ailleurs, leur ancrage dans la vie professionnelle et ce contrairement aux universités publiques, dont le cursus reste pour la plus grande partie purement pédagogique. Les étudiants, dès leur inscription à l’université, sont très rapidement amenés à se projeter dans leur  carrière professionnelle. Amine Bensaid, président de Mundiapolis confirme ce constat : « dès son entrée à l’université Mundiapolis, l’étudiant est accompagné dans la réussite de son insertion professionnelle. L’employabilité est notre priorité et nous avons mis en place un certain nombre d’initiatives qui permettent aujourd’hui d’assurer à nos diplômés un taux d’employabilité de 93% a moins d’un an après leur diplomation ». Ainsi, tout étudiant qu’il soit à la Faculté des sciences de la Santé, à l’Ecole d’Ingénieurs, à la Business School, ou à l’Institut des sciences politiques, juridiques et sociales, les étudiants prend part à un programme d’accompagnement (Mundiatawjih). Reconnu par la banque Mondiale comme best practice pour la région, ce programme permet à l’étudiant de se doter des outils pour gérer son employabilité comme un plan marketing personnel. Comment ? Par des séances de coaching individualisées, des séminaires de développement personnel et professionnel, des rencontres et journées dédiées à l’entrepreneuriat et l’employabilité avec des professionnels.Tout l’enjeu de cet accompagnement est bien d’apprendre aux étudiants à gérer leur employabilité comme un plan de développement professionnel. Pour l’université internationale de Casablanca, l’objectif est le même : booster activement l’employabilité des étudiant. Ce critère occupe d’ailleurs une place prépondérante dans l’approche de l’UIC. « L’écoute active des employeurs permet d’ajuster les programmes et les formations aux besoins du marché et aux métiers de demain. Afin de garantir cet ajustement, tous nos cycles de formation ont été volontairement soumis, cette année, à une procédure de renouvellement anticipé des accréditations. L’UIC souhaite, ainsi, garantir des programmes actuels et adaptés aux exigences  du marché du travail », conclut Tawfiq Rkibi, recteur de l’UIC.